Qu’est-ce que la psychogénéalogie ?

 

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Le syndrome du gisant

Le syndrome du gisant est une appellation que nous devons à l’ingéniosité du Dr Salomon Sellam, qui a d’ailleurs écrit un livre du même titre paru en première édition en 2002.

Le syndrome du gisant est donc le « subtil enfant de remplacement ». Il vient réparer des drames transgénérationnels injustes, injustifiables, n’ayant à l’époque pour seule issue que le décès.

Ces décès inattendus, saisissant la famille à contre-pied et la plongeant dans le désarroi, restent imprimés dans l’inconscient collectif du clan. Ils se transmettent en quelque sorte de génération en génération. Ils se cristallisent, se densifient au fil du temps, des années passées à souffrir, à garder le silence, le secret, les non-dits, croyant protéger les autres membres de la famille, ou soi-même. Ils véhiculent avec eux tous les sentiments de chagrin, tristesse, injustice, colère, désarroi … Le deuil est impossible à faire car le décès n’est pas du tout accepté par les membres de la famille restant vivants, isolés, inconsolables, au moment du drame.

Puis un jour par l’intermédiaire d’un nouveau né, il y a tentative de réparation de l’injustice et celui-ci arrive alors pour « guérir le chagrin du clan et honorer le défunt ». Bien évidemment tout ceci se déroule à notre insu, de façon totalement inconsciente. Et nous nous trouvons alors face à des mémoires transgénérationnelles.

Dès qu’un deuil est impossible à faire ou « ressenti comme impossible à faire », il génère une source conflictuelle qui ne se tarie pas dans le temps mais qui au contraire s’intensifie au niveau de l’inconscient. Le conscient a en charge lui, de refouler l’information pour continuer à vivre ou survivre. C’est pour cette raison que l’inconscient prend le relais, sans jamais rien oublier. Il y a en quelque sorte, transmission dans les générations de cette incapacité à décharger la source conflictuelle.

Le dit « enfant de remplacement » appelé « gisant » jouera son rôle tant que le drame ne sera pas soldé et que la source conflictuelle ne sera pas tarie. Il aura pour mission de « réparer cette injustice » en vivant sa vie mais aussi celle du défunt. Rapidement il sera confronté à des situations où paradoxalement il aura l’impression « de ne pas vivre sa vie », « de marcher à côté de ses pompes », « de louper ou de passer à côté de pleins de choses », « de ne pas être maître de ses choix », « de recommencer toujours les mêmes erreurs », etc… Alors, s’il a déjà entendu parlé de la psychogénéalogie, il va se tourner vers elle trouver une solution à sa problématique ! Sinon, il pourra courir de thérapeute en thérapeute sans jamais vraiment en sortir et être totalement satisfait du résultat.

Le module comprend un enseignement théorique et des exercices expérimentaux.

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